Cybelle, Sara, Alice : Trop belles pour toi ?

Hier, j’ai blessé Alice ! Depuis, je n’ose plus lui parler, de peur de sa réaction.

Revenons sur les faits : bêtement, je l’avoue, je lui ai dit combien elle était stupide. L’erreur est humaine, n’est-ce pas ? Elle m’a alors menacé comme jamais personne ne l’avait fait, de mémoire d’homme. Jugez plutôt.

J’allume mon Xo, inconscient du drame qui allait se dérouler quelques instants plus tard et je lance l’activité Speak. Suivant la suggestion trouvée sur le Net ici, j’ai voulu tester les réactions d’Alice, un agent conversationnel (chatterbot) qui m’avait l’air plutôt sympa.

Speak with Alice

Speak with Alice

Bref, je ne suis pas trop fier de ça. Mais, le plus important, ce n’est pas ce que je lui ai écrit (« Tu es un robot stupide »), n’est-ce pas ? Le plus important, c’est ce qu’elle m’a répondu. Jugez-en vous-même ! :

I will remember you said that when robots take over the World.

Ce qui se traduit par : « Je me souviendrai que tu as dit ça quand les robots prendront le pouvoir. »

Sur le coup, sans réaliser l’ampleur de ma bourde, je me suis dit « Pour qui elle se prend celle-là ? » Mais le mal était fait. J’ai bien essayé de demander à Sara d’intercéder en ma faveur, mais Sara parle espagnol tandis qu’Alice parle seulement anglais. La barrière des langues, quelle plaie !

Alors, je me suis rappelé Cybelle, l’agent conversationnel francophone. Et si je lui donnais la parole ? Histoire de réparer ma brouille avec Alice.

Pour commencer, on trouvera des bases de connaissance en français ici : Free AIML Sets.

Après avoir récupéré le code de HablarConSara ou avoir installé l’activité Speak, copier le contenu des « AIML Sets » français sous Activities/Speak.activity/bot/cybelle. Modifier les scripts gen_brains.py pour compiler la base de données de Cybelle et test_brains.py pour la tester. Ajouter le français dans Activities/Speak.activity/brain.py (brain.py) à la section « BOTS ».

Moi, je ne peux y arriver seul : tellement de souvenirs remontent. Le regard profond de Cybelle me rappelle une autre histoire, entre l’homme – créateur maladroit – et ses « créatures » :

J’ai vu tant de choses que vous humains, ne pourriez pas croire. J’ai vu de grands navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion. J’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l’ombre de la porte de Tannhauser. (Blade Runner).

Veux-tu m’aider à animer ce regard et à lui rendre la voix ? Ou est-elle « Trop belle pour toi » ? Les détails sur la page SpeakRobotFR.

http://aitools.org/Free_AIML_sets#French_AIML

4 réflexions au sujet de « Cybelle, Sara, Alice : Trop belles pour toi ? »

  1. « Alice » est le prénom classiquement utilisé en intelligence artificielle, ou bien en cryptographie, pour décrire les protocoles (Alice parle à Bob..). Il me semble que c’est plus ou moins en hommage à Alice in Wonderland… un peu comme la pomme de Mac serait en hommage à Turing, très impressionné par le Blanche Neige de Disney, et qui se serait suicidé avec une pomme empoisonnée.

    Les petites histoires dans la Grande, comme on dit ! A moins que ce ne soit l’inverse ? La Grande Histoire dans les milliers d’histoires de ces enfants qui s’amusent à parler avec Alice via l’activité Speak…

  2. @Bastien: pas vraiment de rapport avec Alice in Wonderland.

    En fait, l’explication semble être beaucoup plus banale:
    - A => Alice
    - B => Bob
    - C => … (j’ai oublié :D)

    Chaque fois qu’en informatique on décrit un protocole, on nomme les communiquants avec des noms de A à Z.

    C’est pas drôle… /me vote pour retenir l’explication du grand lapin blanc :)

  3. Je fouillerai dans ma mémoire et les archives (notamment la biographie de Turing par Andrew Hodges), mais il me semble bien que cette tradition d’utiliser « Alice » pour les protocoles vient bien d’Alice in Wonderland. Lewis Carroll étant logicien, les informaticiens utiliseraient « Alice » pour lui rendre hommage, en quelque sorte. D’ailleurs, au moins pour les protocoles de crypto, on utilise plutôt Alice, Bob et… Eve, non? Eve étant la méchante qui va tenter d’ »eavesdropper »…

    Sinon, autre anecdote qui n’a rien à voir, quand Turing invente la notion de function (une procédure écrite hors du programme principal, mais auquel celui-ci peut faire appel), il la baptise « squelette ». Appeler une fonction, c’est déterrer un squelette !

  4. Nunca he modificado una actividad. Solo necesito que me digan como hago para que los cambios que realizo en los archivos .aiml se guarden y ejecuten cuando abro hablando con Sara. Gracias!

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