L’Inde annonce sa tablette « Sakshat » : vers un rapprochement avec OLPC ?

29 juillet 2010

L’annonce par le gouvernement indien du projet de produire une tablette numérique estimée à 35 dollars (« Low Cost access-Cum-Computing Device Unveiled by Shri Kapil Sibal« , The Hindu, 23/07/2010) a suscité de nombreux commentaires, parfois sceptiques quant au coût annoncé et à la faisabilité du projet, d’autant qu’il fait suite à la triste histoire du PC à 10$.

Cette tablette est associée au programme éducatif « Sakshat« , la « National Mission on Education through Information and Communication Technology » (NMEICT), et au projet « National Programme on Technology Enhanced Learning » (NPTEL) de création de contenus numériques pour l’enseignement.

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Par ailleurs, d’autres projets de tablettes voient actuellement le jour en Inde, comme celle qui a été développée par la société Allgo Embedded Systems, basée à Bangalore (Inde), pépinière de talents et berceau du Simputer, son mythique prédécesseur. Cette tablette a été présentée à l’occasion du « Freescale Technology Forum » (21-24 juin 2010, Orlando, USA), comme on peut le voir dans cette vidéo :

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Le chiffre de 35 $, fréquemment mis en exergue par les médias, fait référence à la nomenclature du produit (le « Bill Of Materials »). A la suite des déclarations teintées de polémique du ministre indien, qui pose cette nouvelle tablette en concurrent du projet OLPC, plusieurs commentaires ont été publiés, notamment sur le site d’informations indépendant OLPCNews :

En Inde, la presse replace l’annonce dans son contexte, comme on peut le constater dans l’article « Low-cost PCs fail to boot up fast in India« , qui rappelle le défi de l’industrialisation d’un projet de recherche et développement dans un pays comme l’Inde.

Nicholas Negroponte, l’initiateur du projet OLPC, a publié quant à lui sur le blog OLPC une lettre ouverte (« Welcome: $35 tablet for education« ) appelant au rapprochement entre les deux projets éducatifs. Nous vous en reproduisons ci-après le contenu intégral, en exclusivité :

« Bienvenue : Une tablette à 35 dollars pour l’éducation »

One Laptop per Child (OLPC) félicite le Ministre Kapil Sibal de faire la promotion d’une tablette à 35 dollars. L’éducation est la première des solutions pour éliminer la pauvreté, préserver l’environnement et créer la paix dans le monde. L’accès à un ordinateur portable ou à une tablette connecté constitue le moyen le plus rapide pour permettre un apprentissage universel. Nous sommes entièrement d’accord avec vous et je vous prie de considérer cette lettre ouverte comme l’engagement d’OLPC de permettre à l’Inde d’accéder librement à toute notre technologie et notre expérience reposant sur 2 millions d’ordinateurs portables que nous avons déployés dans plus de 40 pays et dans plus de 25 langues. Le but humanitaire et caritatif poursuivi par notre organisation est à l’opposé d’une quelconque volonté de concurrence. Au contraire, nous privilégions la collaboration et nous vous invitons à agir dans le même esprit.

Dans le même temps, permettez-moi de partager avec vous les six suggestions ci-après :

1. L’importance de viser les enfants de 6 à 12 ans. Ce sont eux qui représentent la ressource naturelle la plus précieuse de votre nation. Pour les élèves du cycle primaire, une tablette n’est pas une question d’informatique ou d’école, c’est une question d’espoir. Ainsi, la passion devient le premier outil au service de l’apprentissage.

2. Votre tablette doit marquer la fin de l’apprentissage « par coeur » au lieu d’être un instrument qui le favoriserait. Une société créative ne se construit pas sur la mémorisation de faits mais sur la capacité d’apprendre à apprendre. La répétition et la pratique sont des mécanismes hérités de l’ère industrielle, à une époque où la répétition et l’uniformité étaient systématiques. L’ère numérique est quant à elle celle de la personnalisation, de la collaboration et de l’appropriation. L’approche didactique du projet OLPC est connue sous le nom de constructionnisme. Nous espérons que vous l’adopterez également.

3. Les tablettes sont l’avenir. OLPC a annoncé la sienne il y a huit mois de cela. Il convient toutefois d’être attentif à un aspect des tablettes, à savoir que l’apprentissage ne se réduit pas à la consommation de médias. L’enjeu est d’en faire un outil de création. De par sa conception, l’iPad est un médium voué à la consommation. OLPC vous demande instamment de ne pas faire cette erreur.

4. L’aspect matériel est plus simple. Cependant, un matériel robuste, un écran lisible au soleil et une faible consommation sont des caractéristiques moins évidentes. Notre ordinateur est régulièrement alimenté par énergie solaire car il est de loin le portable le plus économe en énergie. Malgré cela, il ne faut pas négliger la production humaine d’électricité – grâce à une dynamo où à d’autres méthodes que les enfants peuvent employer la nuit ou lorsqu’il pleut. Ce serait une erreur de tout miser sur le solaire. Par ailleurs, un matériel robuste doit être capable de supporter l’eau ou une chute d’une hauteur de 3 mètres sur un sol de pierre.

5. L’aspect logiciel est plus difficile. Le choix de Linux est une évidence, mais quoi que vous fassiez, ne faites pas l’erreur d’en faire un système dédié doté d’un petit nombre de fonctions. Il est important que cela soit un ordinateur généraliste, permettant à tout un chacun de développer des logiciels, d’inventer des applications et de programmer. Nous savons que lorsque les enfants programment, ils pratiquent une activité idéale pour « penser à penser ». De même, lorsqu’ils corrigent leurs programmes, ils apprennent à apprendre. Là est la clé.

6. Par ailleurs, l’avis le plus important et sans doute le plus facile à négliger parmi les avis que je prends la liberté de partager avec vous, c’est celui d’un design industriel solide. Réalisez une tablette abordable mais pas une tablette au rabais. Faites en sorte qu’elle soit attractive, que chacun ait envie de l’aimer et ait plaisir à la posséder. Inspirez-vous d’Apple en la matière, et aussi, pourquoi pas, d’OLPC. Mettez-y la meilleure équipe de designers qui existe en Inde.

L’Inde est si immense que vous avez toutes les chances de vous satisfaire de votre marché intérieur. Mais ne vous arrêtez pas là car le monde a besoin de votre réalisation et de votre leadership ! Votre tablette n’est pas une « réponse » à l’ordinateur XO du projet OLPC ou son « concurrent ». Elle appartient à une famille vouée à la paix et à la prospérité grâce à la transformation par l’éducation. Pour conclure, je vous réitère mon invitation à vous offrir un accès total et gratuit à toute notre technologie. Je vous invite vivement à envoyer une équipe au MIT et à OLPC à la date qui vous conviendra, de manière à nous permettre de partager nos résultats avec vous.

Nicholas Negroponte
Fondateur et président
One Laptop per Child Foundation
Cambridge, Massachusetts
USA

[Traduction par "OLPC France" de "Welcome: $35 tablet for education"]

Cette lettre ouverte de Nicholas Negroponte préfigure-t-elle un rapprochement entre le projet de tablette annoncé par le gouvernement indien et le projet OLPC ? L’avenir le dira. Mais on ne peut s’empêcher en tout cas de lire dans cette lettre le « cahier des charges » de ce que doit être une tablette de type « XO-3″ :

  • Un outil pour les 6 à 12 ans,
  • Un outil pour apprendre à apprendre,
  • Un outil pour produire du contenu pas uniquement pour consommer,
  • Un outil durci avec un écran lisible au soleil et qui consomme peu d’énergie,
  • Un outil reposant sur un système libre et ouvert,
  • Un outil beau et avec un design soigné.

Nul doute que la fondation OLPC reste ambitieuse !

Low Cost access-Cum-Computing Device Unveiled by Shri Kapil Sibal

La révolution XO sur Facebook

28 juillet 2010

OLPC France s’associe à OLPC Europe pour le lancement d’une vaste opération de communication virale sur Facebook appelée « XO Revolution ». L’objectif de cette opération est de réunir le maximum de fans du projet OLPC à travers une application Facebook disponible ici.

A partir de Septembre, l’application permettra chaque semaine aux fans enregistrés sur cette page de gagner le nouveau XO 1.5 ou de l’offrir à un déploiement du projet OLPC. Par ailleurs en invitant un maximum d’amis à participer, les fans peuvent diffuser le message du projet OLPC et augmenter leur chance de gagner.

Grâce au travail que OLPC France réalise sur le projet OLPC depuis 2 ans, c’est la France qui a été choisie pour lancer cette opération. C’est une opportunité de faire connaître plus largement le projet OLPC et peut-être de susciter de nouvelles vocations et disposer de machines supplémentaires pour nos déploiements actuels ou futurs.

La révolution XO est en marche: par un simple clic sur Facebook vous pouvez y participer. Rejoignez le mouvement !

N’hésitez pas à diffuser l’information le plus largement possible.

Edition numérique : les convergences

9 juillet 2010

L’édition numérique devient un sujet central et un point de convergence pour plusieurs secteurs d’activité. Ce constat résulte d’un faisceau d’indices concordants : l’enrichissement de l’offre de livres électroniques, l’émergence d’ordinateurs de type tablette numérique, la maturation des projets d’informatique éducative, en particulier dans les pays en développement.

La pertinence des questionnements qui sont suscités par ces évolutions est illustrée, dans l’actualité immédiate, par les événements suivants :

Une journée d’étude

Le 3ème BookCamp, une journée d’ateliers consacrée au livre numérique, sera organisé à Paris, le 25 septembre 2010, dans les locaux de La Cantine.

« L’idée de cette journée est de proposer une demi-journée d’expérimentations et de réflexions autour du livre et du numérique. Une série d’ateliers « main à la pâte » pour mieux partager les impacts de l’innovation numérique sur la chaîne du livre. Une occasion de rencontre et d’échanges entre bibliothécaires, libraires, éditeurs, auteurs, critiques et lecteurs avec pour mot d’ordre, « tous participants ». »

Un manuel pour produire des livres numériques

Rédigé par James Simmons, le manuel « Reading and Leading with Sugar » (version PDF provisoire) a pour ambition de démocratiser la lecture et la production des livres électroniques, notamment sur la plate-forme pédagogique Sugar du  Sugar Labs, dans le contexte de l’extension du projet éducatif OLPC, auquel plus d’un million d’enfants des pays en développement ont désormais accès.

L’édition numérique dans les pays du Sud

Un appel d’offre (en français et en anglais) coordonné par l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, concernant la réalisation d’une étude sur l’édition numérique dans les pays du « Sud » a été ouvert. Les propositions de projets sont à  remettre à l’organisateur pour le 29 août 2010 ; le comité de sélection rendra son avis le 20 septembre 2010.

Clairement, les synergies de cette thématique des livres numériques avec les projets de bibliothèques numériques des communautés Sugar/OLPC de par le monde, et, en particulier, avec les projets de bibliothèques numériques auxquels participe OLPC France (comme notre partenariat avec l’éditeur malgache Prédiff, qui a donné lieu au premier livre jeunesse malgache en numérique), sont évidentes.

Cette thématique est en effet à replacer dans le contexte de la sortie prochaine de la tablette XO 3, pour laquelle il faudra trouver des contenus à proposer aux déploiements OLPC, notamment dans l’espace francophone, en Afrique, dans les Antilles, l’espace Océan indien et ailleurs.

La route est longue mais la voie est libre !

8 juillet 2010

Alerte ! le projet éducatif OLPC est sur le point d’échouer !

Comment cela est-il possible ? Et cela n’est-il pas paradoxal, alors que nous ne cessons, à OLPC France, de nous faire l’écho des avancées de ce projet éducatif dans le monde, en particulier dans ce blog !

L’échec, paradoxalement, c’est quand on est à deux doigts de réussir, mais que, pour diverses raisons, on imagine que tout est gagné, ou que les autres vont prendre le relais et faire aboutir un projet !

Or, nous sommes engagés dans des projets éducatifs ! Ceci implique une action sur la durée, et la participation d’acteurs divers dans les écoles et autour : communautés villageoises, communautés d’enseignants, familles, enfants, communautés de développeurs, etc. L’action de chacun, même à distance et en amont ou en marge des classes dans lesquelles les ordinateurs éducatifs sont utilisés est primordiale.

D’ailleurs, côté développement logiciel, l’effort ne faiblit pas, comme le montrent les dernières annonces :

*Announce: OLPC software strategy

*Announcing the OLPC OS 10.1.1 final release!

A l’autre « bout de la chaîne », c’est aussi la même mobilisation, par exemple, dans l’actualité récente :

* au Rwanda : Teachers Capacity Building kickoffs OLPC implementation in Rwanda

* en Uruguay : Ceibal high-school project update

* en Argentine, au Paraguay : « Con un procesador más rápido no se aprende más rápido »

* au Chili : Experiencia piloto de Sugar en Macul

* etc. (voir la Revue de presse sur le wiki OLPC France)

Ce ne sont que des exemples, mais ils sont significatifs du dynamisme des actions entreprises.

Par conséquent, l’échec menace quand on croit avoir suffisamment avancé. Deux exemples, parmi les actions de notre petite association OLPC France :

Le projet CLIS Mornant

CLIS Mornant

Nosy Komba

Nosy Komba

et Préparation du debrief Nosy Komba

Chacun de ces projets a besoin d’aide, de votre aide ! Pour que chacun de ces essais soit transformé en succès !

Vous trouverez quelques indications sur les possibilités de contribution à la rubrique « Contribuer au projet OLPC » du wiki OLPC France. A bientôt !

Les enfants grandissent : leur XO aussi !

17 juin 2010

Nous avons désormais plus de précisions sur les caractéristiques techniques des nouveaux ordinateurs XO qui seront utilisés en automne prochain par 90 000 élèves du cycle d’enseignement secondaire en Uruguay, comme vient de l’annoncer le portail éducatif du Plan CEIBAL (« Laptops para secundaria y UTU« ), après les précédentes annonces (voir « One Laptop per Child updates design for older pupils« ).

Parmi les nouveautés : un vrai clavier, qui remplace le clavier à membrane de la première génération du XO (XO 1).

Autre détail : la couleur bleue !

Par ailleurs, ce nouvel ordinateur plus puissant et performant, exécutant la distribution GNU/Linux Fedora 11, sera équipé de la mise à jour « XO-HS High School Editon« ,  la nouvelle plateforme Sugar  développée conjointement par le Sugar Labs, l’association Paraguay Educa et la fondation OLPC (voir « Deployment Team/Sugar-0.88« ).

Le gain de puissance entre le XO  et le XO 1.5 n’est certes pas négligeable, même s’il importe de relativiser ce paramètre, en particulier dans un projet éducatif, comme le souligne Martin Langhoff, directeur technique OLPC (« Con un procesador más rápido no se aprende más rápido » [Un processeur plus rapide ne signifie pas que l'on apprend plus vite]).

Ainsi, les deux environnements de bureau Sugar et Gnome seront utilisables avec la possibilité, pour l’utilisateur, de choisir l’un ou l’autre alternativement.

Démonstration en vidéo, sur un précédent prototype :

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Bien entendu, l’environnement Sugar peut être testé, ici et maintenant, indépendamment de la plateforme, donc sur un PC classique, même si vous n’avez pas de XO 1 ou de XO 1.5, grâce à la solution Sugar On A Stick ! Le tout en Français, si la langue de Molière a votre préférence !

Un prototype de clavier virtuel pour la tablette XO3

17 juin 2010

Nous venons d’apprendre que les développeurs du Sugar Labs, responsables de la plateforme éducative Sugar, travaillent sur un prototype de clavier virtuel :

Ce prototype devrait préfigurer le clavier virtuel de la tablette XO 3 du projet OLPC, dont nous savons qu’elle aura un écran tactile (voir : « Partenariat Marvell/OLPC pour le XO-3: décryptage« ).

Une image ISO du système SOAS (Sugar on A Stick) est téléchargeable pour tester cette fonctionnalité.

Un screencast vidéo présente le prototype, qui devrait autoriser les dispositions de clavier multiples, multilingues et multifontes.

Le développeur, Sayamindu Dasgupta, à qui nous devons ce prototype prometteur, apprécie tout retour d’expérience et contribution (voir « Features/Onscreen Keyboard« ).

Source :  Liste Sugar-Devel

Features/Onscreen Keyboard

[Mornant] Des soucis et des pistes


16 juin 2010

XO-1 dans la Clis de Mornant : un point sur l’expérimentation

Le projet concernant une classe française est moins exotique que celui de Nosy Komba, à Madagascar… Mais il permet, là aussi, d’entrevoir les apports et les difficultés induits par l’utilisation du XO dans une classe réelle.

Dans la classe, le XO est devenu un compagnon des élèves. Il est léger, maniable et solide.
Les ordinateurs sont en libre-service. Chaque groupe de deux élèves s’organise comme il veut. Il faut gérer les moments où les deux veulent l’utiliser. D’autant plus qu’il y en a un en panne et qu’il faut alors accueillir d’autres demandes d’utilisation.

Deux élèves travaillent sur un XO
Deux élèves travaillent sur un XO.

Cela va faire 6 mois que les élèves de la Clis utilisent des XOs. Ils maîtrisent de mieux en mieux les fonctions de base (gérer les fichiers dans le Journal, utiliser les différentes commandes et vues de Sugar…) et les Activités courantes :
http://clismornant.free.fr/spip.php?article557

Avec très peu de directives de ma part.

Ils s’en servent pour jouer et pour aller librement sur Internet (mettre à jour le site de la classe et chercher des informations). La connexion internet de l’école est filtrée par l’Académie, mais, en plus, je leur apprends à être responsable de leurs requêtes (clics sur des liens pré-définis, ou avec mon approbation, après un questionnement sur leur cheminement et leur demande). Je leur dit régulièrement que le XO est un outil qui peut les aider à mieux apprendre, même avec les Activités très ludiques. Par contre, nous n’oublions pas de faire des activités en vrai (manipulations d’objets, jeux de sociétés…) : les enfants, surtout ceux en difficulté, ont besoin de se confronter aussi à la matière et aux objets.

Les logiciels les plus utilisés : Naviguer, Mémoriser (avec créations d’exercices), Physics, Parler, Écrire, Enregistrer (des photos et des vidéos), FotoToon, GCompris, Maze, Implode, Horloge (et GCompris Clockgame), TamTamMini…

FotoToon : 2 photos annotées avec des bulles
FotoToon : 2 photos annotées avec des bulles. Un élève a fait un reportage, à partir des photos du XO. Il n’a pas pu corriger le texte dans les bulles.

Il m’arrive de les faire utiliser une même activité, simultanément, pour leur montrer de nouvelles fonctionnalités.

Certains téléchargent directement de nouvelles Activités. Par contre, ils n’en font pas un essai complet et ne persévèrent pas dans leurs tâtonnements de découverte. L’enseignant peut alors les accompagner pour aller plus loin (encore faut-il qu’il en comprenne le fonctionnement…).
Ils partagent facilement leurs nouvelles connaissances et aident volontiers les élèves hésitants, ou règlent les problèmes courants.

Pendant les vacances ou pour les weekends prolongés, certains ont pu l’emporter chez eux (avec un document signé par les parents, pour les aider à en prendre soin, avec des consignes de sécurité). Les « trucs » de dépannage de base étaient acquis : 1) les 4 touches à appuyer pour régler le curseur « fou », 2) le redémarrage forcé, en cas de blocage : extinction en appuyant sur le bouton d’allumage,  jusqu’à l’extinction des témoins lumineux..
Ils étaient fiers de montrer le XO à leur entourage et de devenir l’expert qui fait des démonstrations et qui apprend aux autres.

Mais le plaisir de l’utilisateur est parfois gâché par des problèmes techniques :
– Difficultés de connexion à ïnternet, de partage d’activités (antagonisme avec la connexion Internet et les réseaux maillés).
– Photos difficiles à prendre (Enregistrer) : en plus du manque de viseur, le retard du déclenchement et la photo figée ne correspondant pas à ce qui est enregistré. Donc, beaucoup de photos ratées.
– Pas d’enregistrement audio correct, avec le micro intégré : un élève ne peut pas enregistrer un texte qu’il lit face au XO.
– Enregistrements qui ne se retrouvent pas ou qui ne peuvent pas s’ouvrir à nouveau (par exemple des créations sur Mémoriser). Se méfier quand on reprend un ancien texte : il manque des passages.
– Le curseur qui devient fou. Facile à retrouver avec l’utilisation des 4 touches aux coins du clavier pour le recalibrage. On peut aussi utiliser une souris USB, sans ces problèmes.
– Quand la batterie est vide, le XO s’éteint sans prévenir. On ne peut pas enregistrer le travail en cours avant l’extinction inopinée.
– Quelques manques de traduction française pour certaines activités, mais ce n’est pas trop gênant. De toutes façons, mes élèves ne sont pas encore de vrais lecteurs et ils se débrouillent.
– Mémoire RAM trop juste : il faut régulièrement effacer des entrées du journal et enregistrer les photos sur une clé USB. Cela limite le téléchargement de nouvelles activités.
– Le clavier qwerty n’est pas gênant et les lettres accentuées sont bien trouvées, même si il faut les retravailler sur un PC ou sur un Mac pour les transformer en vraies lettres accentuées, reconnues par les correcteurs orthographiques.
– Nous avons eu un problèmes matériel : 1 XO (sur les 6 prêtés par OLPC-France) est en attente de réparation car il ne s’allume plus.

Tâches de l’enseignant :
Je passe beaucoup de temps à essayer de résoudre les problèmes techniques. Je montre qu’il faut être patient et ré-essayer plusieurs fois la manœuvre…
Mais je ne peux pas tout maîtriser : je suis un « simple » enseignant , pas un informaticien.
Ce n’est donc pas aussi  simple que dans la « pub » !
Les membres d’OLPC-France peuvent facilement et efficacement répondre à des questions, malgré l’éloignement. Mais il me manque une rencontre avec d’autres enseignants pour des découvertes / échanges afin de mettre en commun les utilisations et pour connaître les bases des Activités un peu sophistiquées : la série des TamtTam et les Activités programmables : Turtle art, Pippy, Scratch, Etoys…
Et une formation pour le dépannage : j’ai  démonté un XO et essayé d’utiliser un « Serial Adapter », mais il n’était par reconnu par le type de PC utilisé à l’école…

Dans un déploiement, dans un pays du sud, ou même dans nos pays déjà bien aidés, il faut donc prévoir un accompagnement technique efficace et permanent pour les enseignants.

Dans les semaines à venir, il nous restera la découverte de quelques possibilités de programmation (Turtle art), afin de travailler la logique. Nous essaierons aussi d’utiliser le XO en lecteur (pdf, ePub), avec des fichiers existant ou à créer.

Je suis toujours enthousiaste dans l’utilisation en classe de cet outil, malgré ses imperfections actuelles.

Antoine Michelot

Evaluation de l’impact des TICE : un travail de détective !

13 juin 2010

L’introduction des TICE (Technologies de l’information et de la communication pour l’éducation) dans l’enseignement fait désormais partie du quotidien des acteurs de ce secteur, en Europe comme dans le reste du monde. En Amérique latine, l’Uruguay a pris en 2007 l’initiative de fournir aux élèves des écoles publiques du pays et à leurs enseignants des ordinateurs portables et une connexion à Internet dans les écoles. Cette mesure connue sous le nom « Plan CEIBAL », vise initialement l’enseignement primaire et a été étendue récemment à l’enseignement secondaire, dans le cadre d’une politique nationale de développement basée sur l’innovation scientifique et technologique.

Le coût de l’éducation

Il est évident que l’éducation a un coût. Les sociétés doivent ainsi être disposées à assumer de manière solidaire les coûts des politiques et des institutions contribuant au développement des TICE. Pour évaluer ces coûts, en particulier dans le cas du Plan CEIBAL, nous disposons de chiffres bruts (voir « Un ordinateur par enfant : combien ça coûte ?« ). Nous apprenons ainsi que le Plan CEIBAL représente en termes de coûts près de 0,3 % du PIB, soit environ 5 % du budget de l’éducation dans ce pays.

On est en droit de se demander si cela vaut réellement la peine de dépenser de telles sommes. Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’évaluer l’impact du programme éducatif mis en oeuvre. Cette évaluation a elle aussi un coût et fait partie des actions financées par un emprunt de 6 millions de $ sur 25 ans auprès de la Banque Interaméricaine de Développement (voir « BID aprueba préstamo para consolidar y ampliar el Plan Ceibal » [La BID approuve un emprunt en vue de la consolidation et de l'extension du Plan Ceibal]). En effet, l’un des objectifs de cet emprunt est de « développer des stratégies et des instruments permettant un suivi et une évaluation de l’impact éducatif et social du Plan [CEIBAL], en intégrant le développement de  capacités institutionnelles et techniques (…) ». L’un des résultats de cette démarche d’évaluation se présente sous la forme d’une étude : « En el camino del Plan CEIBAL« .

Une évaluation à long terme

S’agissant d’éducation, l’évaluation qui doit être menée est à long terme. Pour autant, des résultats partiels sont d’ores et déjà disponibles.

Ainsi, en Uruguay, différentes études ont été réalisées pour mesurer l’impact du Plan Ceibal, comme on peut le voir dans Uruguay : publication de rapports sur le Plan Ceibal.

A l’échelle de l’Amérique latine enfin, les instruments d’évaluation sont mis en place, par exemple, avec le Laboratorio Latinoamericano de Evaluación de la Calidad de la Educación (LLECE).

Pour revenir à l’Uruguay, Lidia Barboza Norbis, enseignante-chercheur en sciences de l’éducation à l’Instituto de Educación de l’université de la República (Montevideo), précise que ce pays a intégré, avec le « Monitor Educativo de Primaria« , un système d’évaluation des indicateurs éducatifs au niveau de l’enseignement primaire mis en place par l’ANEP, l’Administración Nacional de Educación Pública :

« A titre d’exemple, l’une des principales tendances positives réside dans la baisse de quatre points du redoublement chez les enfants. En d’autres termes, le pourcentage d’élèves redoublants de la 1ère à la 6ème classe des écoles d’enseignement général a reculé de 10,3 % à 6,3 % pour la période comprise entre 2002 et 2009″. (source : liste OLPC Uruguay).

Cette évolution appelle un premier commentaire de la part de Lidia Barboza Norbis :

« Il est très encourageant d’observer ce qui se passe au niveau des redoublements des enfants dans les écoles situées dans un contexte très défavorable, avec un taux de redoublement qui a chuté à 6 % dans les écoles urbaines et à 4 % dans les écoles rurales. (Ce système d’évaluation est quantitatif et descriptif, ce qui empêche d’expliquer quels sont les facteurs ayant une incidence sur le redoublement, qui est la conséquence de facteurs multiples). »

Ainsi, la perspective est que « ce genre de système d’évaluation permette d’obtenir un instantané du système à une date donnée et permette l’intégration des résultats des processus d’aprentissage dans les matières scienfiques, des langues, mathématiques, etc. » ajoute Lidia Barboza Norbis.

Par ailleurs, les informations peuvent être affinées école par école et assorties de données cartographiques. De cette manière, grâce au système d’information géographique (SIG/GIS) mis en place, nous pouvons en savoir plus sur l’école fréquentée par Lucas (dans « L’école, catalyseur du développement« ), qui avait été interrogé par Fernando Da Rosa Morena, enseignant-chercheur en sciences de la communication à l’Université de la República (Montevideo), dans son billet « CEIBAL más allá del aula » :

Ainsi, la méthologie de l’évaluation est mise en place. Reste à disposer du recul nécessaire.

Mais il y a déjà de quoi concurrencer, si besoin était, dans un autre domaine d’excellence, la démarche d’élucidation illustrée par le jeu « División Especial de Detectives« , conçu pour le Plan CEIBAL par la société Trojan Chicken.

C’est d’ailleurs ce jeu qui a permis à cette start-up de Montevideo d’être lauréate du concours d’idées Rayuela, initié par l’organisme du même nom émanant du projet CEIBAL : une manière de contribuer à l’amélioration de l’impact des TICE dans les écoles uruguayennes puisqu’il s’agit, pour les joueurs, de mobiliser leurs connaissances et géographie, histoire, mathématiques, langues et logique.

Par chance, nous avons pour nous aider à affronter les défis de demain une génération entière de jeunes (« gurises » en espagnol uruguayen) qui sont déjà à bonne école !

Laboratorio Latinoamericano de Evaluación de la Calidad de la Educación
–LLECE-

L’Uruguay : combien de divisions ?

11 juin 2010

On a beau faire peu de cas des compétitions sportives opposant nations contre nations, dans ce qui est devenu un véritable secteur économique, soumis de plus en plus aux lois du business, il n’empêche ! Tirons donc prétexte de ce sujet pour un détournement pédagogique en bonne et due forme : une manière pour l’enseignant de dire « Le foot, on s’en fout mais faisons-en un sujet pour la classe« . Car c’est bien connu, l’occasion fait le larron. L’occasion, c’est donc le match Uruguay-France (le 11/06/2010) lors de la Coupe du Monde de football 2010, en Afrique du Sud. Quant au larron, vous verrez que nous sommes en bien bonne compagnie !

Des complices au bout du monde

En matière de détournement pédagogique, l’Uruguay fait fort. La preuve ? Observons par exemple ce qui se fait dans l’espace pédagogique du très officiel Plan Ceibal.

* Cet organisme qui se consacre à « animer » les 380 000 utilisateurs d’ordinateurs XO dans les établissements primaires du pays (auxquels s’ajouteront au cours des prochains mois 100 000 utilisateurs dans le cycle secondaire), envoie un correspondant Ceibal en Afrique du Sud et – cerise sur le gâteau – lui fait même parler français (« ¿Qu’est-ce que vous voulez? «  »).

* Il organise un jeu prétexte à une vérification des connaissances sur le football.

* Il présente la mascotte Zakumi.

XO et mascotte Zakumi

* Il présente un ensemble d’activités articulées thématiquement autour du Mondial, conçues par une équipe d’enseignants « Dinamizadores Ceibal » du département de Durazno.

* Il annonce le lecteur de médias JAMedia, dont il a été question dans un billet précédent (JAMedia : encore un point pour l’Uruguay !) et qui a défrayé la chronique en suscitant en l’espace de quelques jours l’enthousiasme de nombreux utilisateurs, électrisés par la perspective de suivre le Mondial sur le XO, ce qui a donné l’occasion à Flavio Danesse, son développeur, d’être sollicité pour des entrevues par plusieurs radios et chaînes de TV.

* Il organise un voyage virtuel en Afrique du Sud.

* Il annonce un jeu baptisé « Conozco Mundial« , qui fait partie des nombreuses activités développées par l’équipe du CeibalJAM.

L’Uruguay : premier en quoi ?

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons quelle équipe l’emportera ! Toutefois, n’est-il pas utile de mieux connaître son vis-à-vis avant une rencontre, qu’elle soit sportive, humaine, ou culturelle ? Alors que pouvons nous apprendre ?

Premier dans les « Sciences for Kids »

Nous apprenons sur le site « Information is Beautiful« que l’Uruguay occupe la première place des pays dans le domaine de la science pour les enfants (document « International Number Ones« ). Voilà qui est sympathique. La France est quant à elle classée première dans la betterave sucrière (Sugar beet), d’après l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Autre catégorie, mais sympathique quand même : ainsi, pas de jaloux !

Jolie infographie, mais les données sont-elles exactes ? Sont-elles seulement actuelles ? Quelles sont les sources d’ailleurs ?

Nous apprenons dans ce document dans quel domaine chacun des pays listés peut se prévaloir d’une première place. Ainsi, l’Uruguay apparaît en première position en nombre de victoires à la coupe du monde par habitant, sur la période 1930-2006. Bizarre. Ce décalage semble indiquer tout simplement que les données servant de base à ce classement ont été actualisées et que différentes sources d’information sont utilisées. Rien d’extraordinaire mais il est toujours bon de préciser ses sources, comme nous venons d’en avoir l’illustration. Question de méthode.

Des données de base pour la classe

A notre tour de faire oeuvre de détournement pédagogique : les données d’où est tiré le classement proviennent du site NationMaster, qui exploite, en les retravaillant et en les présentant graphiquement, les données brutes tirées du « CIA World Factbook« , par exemple en fournissant des classements des pays dans différentes catégories. L’intérêt pédagogique saute aux yeux pour l’enseignement des sciences sociales (histoire, économie, géographie). Bingo, d’ailleurs, car nous confirmons ici que l’Uruguay est le numéro un mondial dans la part du temps consacré aux disciplines scientifiques dans l’enseignement primaire : une confirmation de la présentation donnée sur « Information is Beautiful ». Toutefois, les données remontent à 1999. Ce n’est pas très récent ! Nous pouvons déjà approfondir notre compréhension, par exemple dans le secteur de l’éducation (d’après NationMaster) :

Ne nous avouons pas vaincus pour autant ! Si l’on veut obtenir – pour la classe – des données plus récentes, on peut se tourner vers des sources officielles, telles que la Banque Mondiale. Par exemple, pour l’Uruguay, qui nous intéresse ici. Par ailleurs, ces données sont disponibles en français, en anglais, en arabe et en espagnol. Bingo pour les cours de langues !

Voilà un début pour mieux connaître notre vis-à-vis. Alors de grâce, ne dites plus, à la manière de Staline interrogeant Churchill, à propos du Vatican : « L’Uruguay : combien de divisions ? » ! Mais apprenons à nous connaître mieux, en lettres ou en chiffres ! C’est un premier pas en faveur de la compréhension et de l’amitié.

[Nosy Komba] Cérémonie de remise 2010

6 juin 2010

La cérémonie de remise des XOs aux enfants est toujours un moment émouvant. C’est l’aboutissement de plusieurs semaines de travail pour l’équipe sur place et pour les membres d’OLPC France. L’équipe nous décrit aujourd’hui ce grand moment et sa préparation.

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Lundi après midi nous avons terminé l’enregistrement des données des XOs à partir du School Server. Cette partie a été source de nombreuses difficultés techniques pour nous car il semble difficile de contrôler le moment où se déclenche la sauvegarde de la machine. Par ailleurs nous ne parvenons pas à visualiser le contenu des sauvegardes.

Au final, une quarantaine de machines sont sauvegardés, nous avons donc un échantillon d’activités des enfants qui nous permet d’analyser le travail effectué pendant un an.

J-3

Mercredi matin nous avons flashé tout les XOs que nous avons apporté cette année, ils sont maintenant totalement installés et prêts à être donnés aux enfants. Quant aux XOs de 2009 que les enfants nous avaient remis, nous leur avons ajouté du contenu (activités et livres électroniques) que nous avions présélectionné lors de nos réunions à Paris.

Nous avons également réalisé plusieurs grandes affiches pour chaque salle de classe pour que les enfants n’oublient pas les éléments principaux qui ne sont pas encore intégrés par tous. Nous sommes rendu compte en effet que plusieurs enfants rencontraient des difficultés car ils oubliaient certaines manipulations de base. Les affiches rappellent ainsi qu’il est important d’arrêter une activité avant d’en ouvrir une autre ou encore expliquent comment résoudre les problèmes de souris…


L’après midi nous avons effectué une seconde formation individualisée avec les professeurs. Chaque professeur a travaillé sur les activités qui sont adaptées à sa classe et à son rythme avec un membre de l’équipe.


Avec joie nous avons remarqué que les professeurs travaillaient chez eux, ils nous ont posé des questions en dehors des heures de formation et sont enthousiastes à l’idée de travailler avec les XOs.

XOs disparus

L’inventaire effectué à notre arrivée nous avez fait constater que plusieurs XOs étaient manquants, nous devons réagir.

Les enfants dont le XO a disparu sont donc convoqués individuellement devant les enseignants, l’équipe et Stéfano qui sont réunis pour l’occasion. Chaque enfant est interrogé individuellement pour savoir comment son XO a pu disparaître. Deux XOs sont retrouvés très rapidement. Mais au fur et à mesure des réponses des enfants, nous nous rendons compte que de nombreux XOs ont été échangés entre les enfants. En effet même si la couleur du personnage affiché sur le XO change, plusieurs ont la même couleur. Il y a ainsi eu des inversions lors des séances de chargements. Pire: lorsque les premiers XOs ont disparu, certains enfants ont pris le XO d’un autre enfant pour le remplacer.

Enfin, il semble que deux enfants sont effectivement retournés à la montagne en emportant leur XO. Pas possible de les récupérer dans l’immédiat.

J-1

La réunion d’hier nous fait réfléchir et nous laisse un goût amer, nous donc préparons encore plus précisément la cérémonie remise des ordinateurs.

Avec les professeurs nous établissons une liste complète des enfants qui possèdent déjà un ordinateur et de ceux qui n’en n’ont pas. Nous attribuons un XO à chaque enfant en relevant le numéro de série de chaque ordinateur et le numéro de carton. Tout est donc répertorié et enregistré dans une feuille de calcul pour le grand jour.

Mieux, pour éviter les échanges et les pertes, nous décidons d’inscrire au marqueur indélébile le nom et la classe de chaque enfant.


Enfin nous convenons avec les enseignants qu’ils surveillent à chaque séance que les enfants utilisent bien leur propre machine. Nous convenons également qu’un inventaire soit réalisé chaque mois dans chaque classe.

Jour J

Après un réveil très matinal, nous avons mis en place la cérémonie de remise des XOs aux enfants. Nous avons acheminé tous les XOs de notre QG à l’école, classés par classe et par numéro.

La cérémonie a lieu vendredi matin, exceptionnellement à la place de l’école. Chaque professeur a un rôle précis de façon à ce que tout se déroule sans problème.

Stefano a fait un discours sur les XOs avec un petit bilan de l’année précédente et des consignes pour l’année future. Il revient sur la disparition de certains XOs et indique clairement qu’il s’agit de malhonnêteté et que le vol n’est pas admissible pour l’ambiance du village surtout lorsqu’il concerne les enfants et l’éducation.

Après le discours la cérémonie démarre, les enfants sont appelés individuellement, classe par classe.



Tous les parents sont présents et doivent accompagner leur enfant lorsqu’il récupère son ordinateur. Ils signent également une charge de responsabilité.

L’ensemble est répertorié dans une feuille de calcul d’inventaire : 137 ordinateurs sont déployés en tout.

A la fin de la cérémonie, nous lançons un Grand Concours qui durera une semaine afin de mobiliser les enfants. Chaque classe doit réaliser une activité avec le XO. Pour les CP1, CP2 : faire l’activité Mémoriser le plus rapidement ; pour les CE : réaliser le plus beau dessin, pour les CM1, CM2: écrire une présentation d’eux-mêmes, une poésie ou une histoire avec le plus possible de couleurs et changements de formats. Les deux meilleurs élèves de chaque classe seront récompensés par des lots.

Enfin à la fin de la matinée, nous organisons les traditionnelles photos de groupe.


Ce fut une journée très réussie rythmée par les chants et les rires des enfants.