Un ordinateur par enfant : combien ça coûte ?

30 septembre 2009

Voici les chiffres bruts du Plan Ceibal (Uruguay), communiqués par Miguel Brechner, lors de la conférence « Reinventing the Classroom – Reinventar el Aula – Impacto Social y Educativo de la Incorporación de TIC en la Educación« , organisée le 15 septembre 2009, par la Banque Interaméricaine de Développement (IADB), à Washington, DC.

Source :  One Laptop Per Child and Per Teacher

Données du déploiement en Uruguay

* 380 000 ordinateurs
* 2068 écoles avec Internet
* 1670 serveurs d’école
* 3000 points d’accès internes, 800 externes
* 140 000 enfants à moins de 300 m pour avoir Internet
* 18 000 enseignants formés
* 500 enseignants/formateurs pour l’assistance des enseignants, 1500 volontaires
* 250 places publiques avec Internet
* Portail éducatif, www.ceibal.edu.uy
* Chaîne TV Ceibal

Coûts du déploiement et d’exploitation (2008-2009)

(en USD)

ordinateurs portables 188,83
connectivité 31,41
serveurs 4,5
pièces de rechange 4,95
logistique 1,98
fournitures 2,66
coûts d’exploitation 6,98
diffusion et impact 2,38
TOTAL 248,08

Coûts d’exploitation (2010)

connectivité 4,61
pièces de rechange 4,95
fournitures 0,97
coûts d’exploitation 9,49
diffusion et impact 1,74
TOTAL 21,76

Coût sur 4 ans : 188 + 88 = 276

Implémentation : < 0,2% PIB, soit <5% du budget de l’éducation

Exploitation : <0,1% PIB

La « Ceibalita » pour tous

19 septembre 2009

Le projet « Un Ordinateur par enfant », c’est désormais une réalité vécue par près d’un million d’enfants dans le monde. En Uruguay, dans le cadre du projet CEIBAL d’inclusion numérique, toutes les 2360 écoles primaires publiques du pays sont équipées, soit 390 000 enfants, qui  possèdent leur propre ordinateur XO et l’utilisent au quotidien : en classe, dans les cours de récréation, sur les places publiques, à la maison. 15 000 de leurs enseignants ont déjà bénéficié d’un programme d’acquisition d’ordinateurs portables, dans le cadre du projet Ceibal.

Ceibal Melo Escuela 46 11

Ceibal Melo Escuela 46 11

Qu’en pensent les enfants, les premiers concernés ? Quelle analyse les promoteurs de ce projet ambitieux en font-ils ? Sur quoi repose le caractère « révolutionnaire » de ce projet éducatif ?

Qu’en pensent les enfants ?

Pour répondre à cette question, lisons l’article La Ceibalita para todos, parue sur un blog uruguayen (17/09/2009).

« Un ordinateur par enfant et par maître, avec une connexion à Internet, c’est très utile, tu le savais. Alors, je t’invite à lire cet entretien que nous avons eu avec un enfant que nous avons rencontré sur une place, à partir de laquelle il se connectait à Internet. Il s’appelle Rodrigo Fuentes et il a 9 ans. Nous lui avons posé différentes questions, auxquelles il a répondu.

Nos questions étaient les suivantes :

1- Tu utilises la XO pour quoi faire ?

2- Vous l’utilisez souvent à l’école ?

3- Personnellement, est-ce que tu penses que la XO ne sert à rien ?

4- Tu apprends quelque chose à tes camarades et à ta maîtresse ? Ta maîtresse et tes camarades  t’apprennent-ils quelque chose ?

Voici ce qu’il nous a répondu :

1- J’utilise la XO pour faire mes devoirs et pour travailler, et aussi pour jouer.

2- Oui, les maîtres. les stagiaires et tous les enfants.

3- Oui, la XO est utile. Par exemple, j’ai un camarade dont les parents ne peuvent pas lui acheter de livres. Alors, maintenant, avec la XO, il a une ressource pour apprendre et étudier virtuellement.

4- Oui, toujours. Si j’apprends quelque chose, je le transmets à mes camarades et à ma maîtresse et s’ils apprennent quelque chose, ils me transmettent cette connaissance. »

Ceibal

Ceibal

Rodrigo utilise au quotidien la plateforme d’apprentissage Sugar sur son XO. Pardon, je devrais dire sur « sa » XO, pour reprendre l’usage des enfants uruguayens, à propos de leur « Ceibalita ». « Sugar encourage chaque enfant à être une force créatrice au sein de sa communité et sa culture », précise Walter Bender (source : The Role of Free Software in Education, 18/09/2009). Vaste projet, dans la lignée de Maria Montessori, Jean Piaget, Alan Kay.

Un projet éducatif aussi ambitieux dans ses objectifs et d’une telle ampleur dans sa réalisation implique une refonte importante du système éducatif. Ce travail ne fait que commencer, on s’en doute. Il suscite des réflexions sur les pratiques pédagogiques et inspire des études d’impact auxquelles participent les différents acteurs du secteur de l’éducation. C’est, à court et à moyen terme, une profonde mutation, qui se dessine, pour ne pas dire plus.

Une révolution en marche

Une révolution, réellement ? Voilà un bien grand mot ! C’est pourtant le terme, soigneusement choisi, qu’a avancé le promoteur du projet Ceibal en Uruguay, le Président Tabaré Vázquez (Espectador.com, 15/09/2009) :

« C’est une révolution en termes d’égalité des chances d’accès aux technologies de l’information et de la communication. L’ordinateur et l’accès à Internet qui était, il y a à peine trois ans, le privilège d’une minorité d’élèves uruguayens dans les secteurs socio-économiques moyens et supérieurs, dans un pays où, malgré un ralentissement enregistré au cours des dernières années, 20% de la population est victime de la pauvreté ; c’est aujourd’hui un droit pour tous les élèves du pays. Y compris pour ceux qui font partie de ces 20% de population paupérisée. »

C’est donc bien un programme d’inclusion numérique, et au-delà, d’inclusion sociale, qui est en marche, et qui a pris le parti d’améliorer les conditions d’éducation pour toute une classe d’âge, tant dans les zones rurales enclavées que dans les villes.

Une dynamique de partage globale

Il a été beaucoup question de l’ordinateur XO lui-même, dont l’aspect original et les technologies novatrices ne cessent de susciter des réactions, rarement indifférentes.

La plateforme d’apprentissage Sugar n’est pas en reste et mérite elle aussi un coup de projecteur.

Le Journal de Sugar

« Sugar est un projet global Traduit dans 25 langues, il est utilisé dans les salles de classes de 40 pays par plus d’un million d’enfants dans le cadre du programme à vocation non lucrative One Laptop per Child (OLPC). L’interface simple de Sugar, ses fonctions de collaboration intégrée et de sauvegarde automatique à l’aide du Journal propre à chaque élève, ont été conçues afin d’intéresser les jeunes en situation d’apprentissage. » (source : Sugar Labs and FSF announce joint efforts to promote learning platform for children, 18/09/2008).

Et les autres enfants ?

Une question qui a taraudé les enseignants, parents, établissements d’enseignement – intéressés par les perspectives offertes par un tel outil d’apprentissage était de savoir si le programme OLPC pouvait bénéficier également aux enfants des pays développés. La fin de l’histoire des nouvelles technologies éducatives et de leur implantation dans l’enseignement est loin d’être écrite. De ce fait, il n’est pas possible, à l’heure actuelle de savoir si l’exclusion qui n’épargne pas les enfants du Nord, tout particulièrement dans un contexte de déficit budgétaire global, dont les répercussions sont encore plus critiques au Sud, trouvera une solution à travers des programmes d’équipement informatique « 1 à 1″.

Que gagne-t-on ?

En effet, pourquoi priver les uns comme les autres – au Nord comme au Sud – des bénéfices de cet investisssement sur l’avenir ? Ceux-ci ont été synthétisés par Miguel Brechner, l’un des principaux architectes, en Uruguay, du projet Ceibal, à l’occasion du séminaire « Reinventing the Classroom: Social and Educational Impact of Information and Communications Technologies in Education« , organisé par la BID (Banque Interaméricaine de Développement), le 15/09/2009. Ces observations ont été notées par Walter Bender, le responsable du Sugar Labs.

  • Les enseignants sont à l’initiative du changement ;
  • Il y a moins d’absentéisme ;
  • La motivation s’est améliorée dans l’ensemble ;
  • Les élèves sont plus motivés pour faire leurs devoirs ;
  • Ils passent moins de temps devant la télévision ;
  • Les parents s’impliquent plus fortement ;
  • Les enfants sont plus motivés pour aller à l’école ;
  • Ils ont une meilleure estime d’eux-même ;
  • Ils sont plus intéressés à apprendre ;
  • Il y a beaucoup moins de redoublements ;
  • Les compétences de base en informatique sont améliorées ;
  • Les enfants sont plus enclins à collaborer et à partager.

L’alternative qui a été imaginée consiste à « porter » la plateforme d’apprentissage sur une clé USB.

« Le projet Sugar on a Stick (SoaS), qui a vu le jour récemment, donne accès à  Sugar à un nombre d’enfants encore plus élevé. Il permet aux jeunes apprenants de conserver une copie fonctionnelle de Sugar sur une simple clé USB, utilisable sur tout PC ou netbook, avec l’environnement et les données de l’enfant. Des projets pilotes menés dans des écoles avec Sugar on a Stick sont en cours à Boston, Berlin et ailleurs. SoaS est un logiciel libre disponible sous la licence GPL (General Public License) et peut être téléchargé gratuitement sur sugarlabs.org. » (source : Sugar Labs and FSF announce joint efforts to promote learning platform for children, 18/09/2008).

Combien ça coûte, un ordinateur par enfant ?

La question du coût de l’ordinateur « à 100 $ » refait surface régulièrement. Le coût du programme uruguayen, lancé en 2006, est évalué à 82 millions d’Euros (Zeit Online, 14/09/2009 ).

Dans tous les cas, le coût d’un tel programme est sans commune mesure avec celui d’une campagne militaire, comme le souligne Nicolas Negroponte, l’initiateur du projet OLPC, à l’occasion d’une discussion dans les locaux du Sénat américain (Fighting Insurgencies with Laptops) : 2 milliards de dollars/semaine de guerre en Irak et en Afghanistan, contre 1 milliard de dollars/an pour « saturer » l’Afghanistan dans le cadre d’un projet OLPC.

Pour conclure, j’aimerais citer les mots du Président du Rwanda, Paul Kagamé,dont le pays s’est engagé avec résolution, dans un véritable bond en avant dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, notamment avec sa participation au programme OLPC à l’échelle du pays.

« Tous les Rwandais s’accordent sur le fait que le seul investissement assurant la possibilité de retours infinis est notre investissement sur les enfants. » (source : World Technology Summit, 16/07/2009).

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[Nosy Komba] Les photos

14 septembre 2009

Les photos du déploiement à Nosy Komba sont disponibles sur Flickr.

Retrouvez les photos

Grace aux talents de Gilles, Jonathan et Quentin, vous y retrouvez les différentes étapes que nous vous avons fait vivre dans les précédents billets.

Comme c’est le cas pour les contenus déployés sur le XO, ces photos sont libres, plus précisément, sous licence Creative Common. Elles sont donc librement diffusables hors utilisation commerciale, en précisant le nom des auteurs et sous les mêmes termes.

Creative Common

[Nosy Komba] Les enfants s’expriment

12 septembre 2009

C’est la fin de l’école ouverte à Nosy Komba. L’occasion pour les enseignants de se reposer jusqu’à la rentrée mi-Octobre. L’occasion pour nous également de vous faire partager quelques photos et vidéos des enfants.

Laissons d’abord la parole à Cloriette et à Jaonaldin qui nous présentent leur XO.

http://www.dailymotion.com/videoxaglie

http://www.dailymotion.com/videoxagp2q

Sugar le système du XO, conserve automatiquement les activités réalisées par les enfants dans le « Journal ». Ce journal permet ainsi aux enseignants et aux parents de suivre les progrès des enfants.

Le journal de Sugar

Voici donc ci-dessous, extraits du Journal des enfants, quelques unes des créations prises par Bernard, Rolisto, Jaonaldin (encore lui: c’est déjà un as du XO) et d’autres enfants.

D’abord quelques photos:

Photo par bernard

Photo par jaonaldin

Photo par rolisto

Photo de plusieurs enfants

Puis quelques vidéos où on voit que les enfants de Nosy Komba aiment chanter !

http://www.dailymotion.com/videoxagtr2

http://www.dailymotion.com/videoxagp8o

http://www.dailymotion.com/videoxagpac

http://www.dailymotion.com/videoxagpc0

[Nosy Komba] La championne

7 septembre 2009

Jeudi, le dernier membre de l’équipe, Jonathan (le « héros » de Télématin) a quitté Nosy Komba.
Comment s’assurer que le déploiement des XOs continuera sans difficulté après ce départ, et que les enseignants arriveront à l’utiliser pendant leur cour ?

Pour cela, il est très important d’avoir un relais sur place qui assurera le suivi de la mission. Dans tous les déploiements OLPC, c’est le « champion » local qui assure ce rôle. A Nosy Komba, c’est Lalatiana qui est notre « championne ».

Lalatiana, la championne

Lalatiana a 27 ans, elle est professeur d’anglais au collège Antitourne depuis presque 2 ans.
Précédemment, elle a enseigné pendant 2 ans dans différents Lycées de la capitale, Antananarivo.
Lalatiana a également une expérience en tant que secrétaire comptable en entreprise où elle a découvert l’informatique à travers les outils de bureautique. Elle a également quelques connaissances de développement Access.
Lalatiana a été la première à découvrir le XO lorsque nous en avons fait parvenir deux à Nosy Komba en Avril dernier.

Lalatiana présente le XO

Ses objectifs seront multiples:

  • Assurer le support pédagogique de l’équipe enseignante,
  • Gérer la logistique et la sécurité du stock des XOs,
  • Etre notre point de contact et notamment nous faire des comptes-rendus réguliers.

Cette mission donnera lieu à une rémunération spécifique (venant de la collectivité locale).

Lalatiana avec Jonathan

Elle a débuté dès le mois d’août. Chaque semaine, Lalatiana a ainsi mené une réunion de coordination avec les enseignants afin de s’assurer du bon déroulement de l’école ouverte et de les aider à identifier les activités à utiliser en classe. Elle s’est notamment appuyée pour cela sur le guide pédagogique du Gabon. Ces réunions continueront tout au long de l’année scolaire.

En classe

Dans un premier temps, les activités utilisées sont Ecrire, Calcul, Memoriser et Labyrinthe. Par la suite, les cours se concentreront sur les activités Enregistrer, Speak et Implode.

Rodric, l'un des meilleurs élèves explique le fonctionnement de Speak

[Nosy Komba] L’électricité

2 septembre 2009

L’électricité est une ressource précieuse. Si en France nous commençons à en prendre conscience, à Nosy Komba c’est une réalité quotidienne. Ce billet vous propose de découvrir l’infrastructure électrique de Nosy Komba et les problèmes qui ont compliqués les dernières semaines du déploiement.

L’électricité à Nosy Komba

La turbine en fonctionnement

Avant l’arrivée de Stephano sur Nosy Komba, l’électricité n’était pas présente à Antitourne. C’est l’association ADEVE qui a installée en 2008 la turbine qui alimente le village. Ce beau projet a été réalisée en 4 ans et a été conçu avec l’aide des villageois qui peuvent ainsi en assurer la maintenance et une partie des réparations.

La turbine est une centrale hydro-électrique, elle est alimentée par une rivière qui a été canalisée spécialement pour créer une chute d’eau suffisante à l’obtention de la puissance nécessaire.

Schéma de l'installation

La puissance estimée est de 3000 Watt/heure. Pour la période sèche où le débit de l’eau peut être réduit, un bassin rétention de 35 m3 a été réalisé. Il doit pouvoir compenser le débit pendant 2h et demi.

Le bassin de rétention

La turbine est exploitée par les villageois eux même à travers une société constituée localement. Deux personnes sont rémunérés pour gérer l’exploitation. Les familles raccordées à l’électricité sont taxés à hauteur de leur consommation.

Puissance et usage

La puissance de la turbine a été dimensionnée sur la base de l’usage de 100 ampoules économiques de 11 Watt avec une réserve de 50%.

Les lampes: la première utilisation de l'électricité

La turbine est mise en route chaque jour de 18H30 à 7H du matin.

Bien évidemment, lors de la phase de préparation du projet, nous avons évalué si l’infrastructure électrique supporterait le chargement de 100 XOs.

Le guide de déploiement donne une consommation moyenne du XO de 5 Watt/H avec des pics à 15 Watt/H ce qui est compatible avec la capacité actuelle. Les pics de consommation se produisent lorsque la batterie est complètement vide et que le XO est utilisé en mode vidéo. Il faut noter que cela reste très inférieur à la consommation d’un PC traditionnel.

De la théorie à la pratique

Lors de l’arrivée des XOs, la turbine a été mise en route dans la journée pour faire un chargement initial de toute les machines. Il n’y a qu’une seule prise dans l’école mais nous avions apportés suffisamment de prises multiples pour charger 76 XOs simultanément.

Chargement initial

Après la distribution des ordinateurs aux enfants, nous avons constaté que la turbine avait tendance à « sauter » de temps en temps.

Ce n’était pas un comportement nouveau, cela se produisait déjà auparavant et ce n’est donc pas directement imputable aux XO. En fait il s’avère que la turbine est parfois surutilisée. Il y a une ampoule dans chaque maison et le nombre de prises électriques est limité (moins d’une dizaine en tout). Mais un certain nombre de villageois ont « bricolés » leur installation, par exemple pour brancher une télévision (40 Watt/H) voire même un réfrigérateur ! Lorsqu’il y a une surutilisation, la turbine disjoncte pour des raisons de sécurité ce qui prive du même coup tout le village de l’électricité.

Nous nous sommes rapidement rendu à l’évidence que l’infrastructure ne supporterait pas un chargement « anarchique » des XOs pendant la période actuelle de fonctionnement de la turbine. Nous avons donc décidé:

  • d’une part de faire fonctionner la turbine en journée pendant les horaires de classes afin d’organiser le chargement des machines,
  • d’autre part de récupérer les chargeurs de toutes les machines pour empêcher le chargement « sauvage » en dehors de la période planifié.

Ainsi, l’école commence par le chargement des XOs et les enfants repartent chez eux avec une batterie chargée ce qui leur permet d’utiliser le XO en dehors de l’école.

C’est la panne !

Il y a quinze jours, la turbine est tombée en panne. Le diagnostic réalisé sur place a permis de constater qu’il s’agissait du « stator« , une pièce du moteur qui ne pouvait être réparée sur place. La pièce a été envoyée en réparation mais a laissé l’école pendant deux semaines sans électricité.

Afin de continuer l’école ouverte, nous avons mis en place une solution alternative en utilisant un groupe électrogène de chantier que possède Stephano.

Le groupe électrogène "provisoire"

Un aller/retour en pirogue à Nosy Bé nous a permis de faire une provision suffisante d’essence pour le chargement. 2H à 3H sont nécessaire pour recharger toutes les machines sachant que le groupe électrogène consomme environ 2L d’essence par heure.

Le chargement avec le groupe électrogène

Ce sont les enfants qui ont apportés les ordinateurs chez Stephano pour le chargement. Chacun est venu avec son carton.

En route pour le chargement

Le lendemain, avant l’école tout le monde est revenu récupérer sa machine puis nous sommes tous partis ensemble pour l’école.

Retour à l'école avec le XO chargé

L’avenir

L’ADEVE intervient à nouveau à Nosy Komba en Octobre. Ils prévoient d’installer des disjoncteurs dans différentes zones du village afin d’éviter qu’une surtension à un endroit pénalise tout le village. Une augmentation de la capacité de la turbine est également à l’étude.

P.S.: Une partie des photos de cet article sont issues des documents réalisés par l’ADEVE, http://www.adeve.org/PhotoLumiere.pdf. Les données techniques sont décrites: http://www.adeve.org/Technique.pdf