Sugar en vidéo
Voici une vidéo de présentation de Sugar, la plate-forme pédagogique libre développée par SugarLabs et sa communauté. La version utilisée ici n’est pas la toute dernière (0.84), mais elle présente bien Sugar.
Il existe plusieurs manières de tester Sugar — n’hésitez pas à vous jeter à l’eau, et adressez nous vos questions.
OLPC Mali : bravo !

Un grand bravo à OLPC Mali pour la mise en ligne de son site Web et pour la rédaction du rapport final (français/anglais) concernant le programme de colonies de vacances de l’été 2008.
C’est un vrai plaisir de voir tous les efforts de Salimata et de son équipe aboutir ainsi. OLPC France a toujours suivi de près ce projet, et nous continuerons à aider tant que possible !
Le libre, d’un écran à l’autre (retour de l’Orme)
François Bocquet et moi-même étions invités à parler d’OLPC France lors des 14ème rencontres de l’Orme, autour d’une table ronde intitulée « Le libre, d’un écran à l’autre. »
La table ronde était animée par Jean-Pierre Archambault, coordinateur du pôle de compétences logiciels libres du SCEREN. Les autres intervenants étaient Bernard Lang (AFUL), Philippe-Charles Nestel (APRIL) et Patrick Sinz (Gdium).
François et moi avons rapidement fait un point sur le projet OLPC et les activités d’OLPC France. J’ai présenté le système Sugar et les principes pédagogiques qui ont guidé son ergonomie. Puis, pour coller un peu à l’intitulé de la table ronde, j’ai tenté de répondre à la question : pourquoi est-il important que Sugar soit libre ? Je vous livre ici la version courte de ma réponse.
Le but de Sugar est de permettre à des communautés d’enseignants d’explorer les usages pédagogiques d’un ordinateur. Pour qu’une communauté se forme, il faut deux choses : des contenus et de la collaboration. Il est important que Sugar soit libre parce que cela incite ceux qui l’utilisent à partager les activités pédagogiques qu’ils développent avec Sugar – « partager » au sens fort (« libre ») de (1) mettre à disposition et (2) autoriser que d’autres s’en emparent pour y apporter des améliorations.
La table ronde a ensuite porté sur la question du cloud computing puis sur celle de l’exception pédagogique… mais le tout serait trop long à résumer !
Rendez-vous à Intertice mardi 31 mars
Mardi 31 mars, à 16h00, je présenterai la dernière version (0.84) de la plate-forme pédagogique Sugar au salon Intertice, qui a lieu en marge de Solutions Linux, le grand rendez-vous annuel de l’Open Source.
Voici comment se présente Intertice :
Intertice est un temps fort de réflexion et de bilan pour rendre compte de l’impact des Tice sur la transmission des savoirs, sur l’évolution de l’enseignement et sur l’activité des élèves.
Venez nombreux !
100 XOs à Antitourne
Depuis le début de l’année OLPC France s’est engagé aux côtés de l’association G du coeur sur le projet Antitourne. Une présentation du projet se trouve ici mais je tenais à revenir plus en détail sur le projet et sur notre motivation à soutenir cette initiative.
Antitourne c’est quoi ?

Antitorona (ou Antitourne) est un village sur l’ile de Nosy Komba. L’île se trouve au nord de Madagascar dans la région de Nosy Bé. Le village d’Antitorona n’est pas le village principal de l’île mais c’est ce village qu’a choisi Stefano, un italien qui a découvert l’ile en 1987. Son projet: non seulement aider la population mais aussi réaliser un modèle grandeur nature de développément durable harmonieux. Depuis cette date, Stefano n’a eut de cesse de développer le village en intégrant des aspects:
- Matériels: eau, électricité, habitation en dur,
- Sociaux: éducation, médecine,
- Economiques: plantation, jardin botanique.
Le site http://antitourne.free.fr présente le lieu et les principaux aspects du projet.
J’ai du coeur
Voilà plusieurs années qu’au delà de Stefano, une véritable chaîne de solidarité s’est créée autour de ce projet.
C’est notament cette solidarité qui a permis au travers un projet entre 2004 et 2006 d’emmener l’électricité dans le village grâce à l’association ADEVE. Une turbine a ainsi été conçue spécialement et transportée sur place. Le récit complet est décrit ici.

En 2007 ce sont des étudiants en médecine qui partent un mois sur place pour mener une mission de prévention hygiène, santé et soutien scolaire. Le projet appelé HYPSEE est raconté ici.
Antitourne 2009
Jonathan, un des responsables de l’association nous a contacté début Janvier pour nous présenter son projet. Jonathan est étudiant en dernière année à l’ESG, une école de commerce à Paris. Depuis 3 ans, il accompagne le projet et a participé au projet HYPSEE.
Cette année il a organisé complètement le projet qui se déroulera entre juillet et août.
Deux aspects sont prévus:
- l’Education: cela concerne non seulement le déploiement d’ordinateurs dans l’école mais aussi la construction d’un dortoir afin que les enfants qui viennent de plus en plus nombreux dans la nouvelle école puisse dormir sur place,
- l’Environnement: installation d’un potager communautaire et la reforestation pour replanter 10 000 arbres.
La plaquette décrivant le projet complet peut être téléchargée ici.

OLPC France et Antitourne
Jonathan nous a contacté début Janvier pour voir de quelle manière le XO pourrait être utilisé pour le projet.
En fait, nous avons tout fait au départ pour le dissuader
Le projet OLPC ne peut en effet se limiter à l’acquisition d’ordinateurs. Il s’agit d’un projet éducatif, le déploiement du XO doit donc nécessairement être lié à un accompagnement sur place. C’est l’équipe pédagogique locale qui sera garante de la réussite du projet, l’implantation et la motivation sur place est donc indispensable. Par ailleurs, l’interface de la machine doit être traduite ce qui nécessite un préparation du projet car rien n’existe en langue malgache.

Bientôt à Antitourne ?
Début Février nous avons décidé de soutenir le projet. Jonathan nous a convaincu de sa capacité à mener les aspects logistiques et du soutien local des enseignants pour mener le projet. Les enseignants de la nouvelle école sont par ailleurs très motivés car ils bénéficient de conditions privilégiés par rapport aux autres enseignants Malgache.
OLPC France s’est engagé à soutenir le projet de plusieurs manières:
- Traduction: en reposant sur la communauté Malgache en France et de notre expérience de la traduction Francophone, nous allons piloter et accompagner la traduction de Sugar,
- Levée de fond: nous sollicitons les entreprises que nous connaissons pour qu’ils deviennent mécènes du projet et participent au financement nécessaire (20 000€ pour les 100 machines),
- Déploiement: nous prendrons en charge les frais permettant à Bastien, qui a déjà l’expérience du déploiement Haïti, de se rendre sur place pour aider au déploiement.
- Support: nous serons le support technique privilégié des enseignants sur place une fois que le déploiement aura été réalisé.
Ce projet est important car il permet à OLPC France d’apporter ce bel outil éducatif à des enfants dans un pays qui est une vrai cible pour le projet.
Chacun d’entre nous est prêt à donner le maximum pour ce beau projet, aidez-nous à réaliser ce rêve !
SugarLabs : les objectifs pour 2009
Walter Bender a détaillé les objectifs de Sugar Labs pour 2009. Nous vous proposons ici une traduction du mail envoyé le 10 mars dernier (aussi disponible sur le blog de Walter Bender).
Maintenant que la communauté Sugar et l’équipe de mise à jour ont finalisé la version 0.84, il est temps de parler de nos « grandes ambitions pour 2009.» J’ai écrit ces quelques notes dans le but de lancer la discussion.
« Quels sont nos objectifs ? »
À une époque de « ressources limitées », la pression est toujours la même pour que les compétences du 21ème siècle se réduisent à apprendre Microsoft Word ; il est plus important que jamais de promouvoir l’usage du logiciel libre, lequel encourage l’utilisateur à développer son esprit critique, et de poursuivre la construction de diverses communautés de développement et de support autour des besoins des enseignants et des apprentissages. Les enfants ne sont pas des travailleurs de bureau et rien dans leur futur ne ressemblera au travail de bureau d’il y a 30 ans. Notre avenir collectif dépend de la capacité de nos enfants à développer des compétences de résolution de problème créatives, ce qui n’est pas la même chose que « d’exceller » dans l’usage d’un logiciel de traitement de texte plutôt qu’un autre.
« Quelles sont nos stratégies pour atteindre ces objectifs ? »
Alors qu’il y a des centaines d’exemples d’outils très puissants pour l’apprentissage, il n’y a qu’une poignée d’efforts qui sont menés pour créer des plate-formes. Sugar est l’une de ces plate-formes. Ce n’est pas une solution « à taille unique » pour apprendre de la bonne manière, mais un changement de culture : l’informatique comme ressource utilisée par l’élève, plutôt que comme service fourni à l’apprenant. Sugar est nouveau ; il est encore incomlplet ; il a ses rugosités. Avec le temps, il va s’affiner. Mais Sugar sera toujours exigeant. Nous imposons un niveau d’inconfort parce que nous demandons ce haut niveau d’engagement qui manque à la plupart des logiciels éducatifs : Sugar, c’est le « plaisir difficile » d’apprendre, pas la consommation facile et vide.
Cela prend du temps d’avoir un impact profond, systématique, et qui résulte en un changement de culture. Notre effort collectif à Sugar Labs a de l’influence, mais les nombreux défis imposés par la crise économique, les coupes budgétaires, la crise énergétique, la mondialisation, le « clash des civilisations », etc. ordonne le status quo pour ce changement. Nous devons être conscients de ces influences extérieures.
« Quels sont nos objectifs à court et moyen terme ? »
La croissance est un but ambitieux pendant une récession mondiale ; les buts de Sugar pour 2009 sont néanmoins d’agrandir sa communauté, d’élargir sa base de code, et plus important que tout, d’augmenter le nombre d’enfants qui utilisent Sugar. Quand bien même la communauté de développement de Sugar est extra-ordinairement dévouée, infatiguable et talentueuse, nous aurons toujours besoin de plus de mains. Tandis que nous avons construit cette communauté au fur et à mesure – votre enthousiasme est contagieux – la croissance arrivera quand les Sugar Labs locaux commenceront d’exister. Le lancement d’une demie douzaine de « Labos » engageant des lycéens et des étudiants d’université à faire des contributions réelles à ce projet global de logiciel libre n’est pas un but déraisonnable pour 2009, et cela doublerait facilement la taille de la communauté de développement.
De pair avec la croissance de la communauté de développement vient la croissance de la communauté pédagogique autour de Sugar. Nous sommes en train de cultiver un climat dans lequel les enseignants ayant utilisé Sugar dans leurs salles de classe se sentent à même d’engager des discussions entre eux et, dans certains cas, avec la communauté de développement. Cette tendance est particulièrement évidente sur la liste Sur et dans la blogosphère. Leur retour d’expérience a été d’une valeur énorme. Mais la plupart des enseignants ne travaillant pas dans un déploiement Sugar sont à peine au courant de ce que c’est, et ils ne s’engageront qu’au moment où leur vague conscience de ce que c’est se transformera en attention. Construire une présence de Sugar dans les forums que les enseignants fréquentent est un but important de 2009.
Sugar est une plate-forme d’apprentissage, et n’a donc du sens que dans les mains des élèves. À la fin 2009, nous aurons touché plus d’un demi million d’enfants à travers les déploiements Sugar des ordinateurs OLPC XO-1. C’est un but ambitieux mais raisonnable que de toucher autant d’enfants que possible via d’autres moyens de distribution de Sugar : Sugar sur les netbooks ; Sugar sur les clefs USB ; Sugar sur serveur. Nous avons posé les fondations depuis six mois, en travaillant avec les équipes d’empaquetage d’un certains nombre de distributions GNU/Linux. Il est temps maintenant de déployer ces efforts.
Débat sur web2solidarité: TBI / OLPC
Destiny Tchéhouali a eu la gentillesse de m’inviter à participer au débat qui a lieu en ce moment sur le site web2solidarite.org : « TBI / OLPC : quels outils et quels contenus pédagogiques pour l’éducation numérique ? »
Voici ses questions et mes réponses (à lire aussi sur le site web2solidarite) :
DT: Il vous est souvent arrivé de paraphraser Alan Kay, un informaticien américain passionné par l’éducation, en rappelant que « l’ordinateur n’est rien tout seul, mais qu’il peut être un formidable véhicule. » Mais, doit-on pour autant remettre le volant d’une « ferrari » dans les mains de quelqu’un qui n’a même pas de permis de conduire. En d’autres termes et sans vraiment associer le XO a une ferrari (il s’agissait juste là d’une métaphore), la question fondamentale qu’on se pose est de savoir s’il est pertinent pour des enfants qui n’ont jamais été en contact avec un ordinateur de leur offrir comme premier ordinateur un XO. En quoi l’ordinateur XO ou OLPC est-il un outil éducatif pouvant contribuer à l’alphabétisation numérique des enfants des pays du Sud ?
BG: L’idée que je reprends d’Alan Kay, c’est que la pédagogie numérique ne
peut pas simplement consister à exposer un enfant à un ordinateur. Si l’ordinateur est un véhicule, ce n’est pas lui qui nous dit où aller. Alan Kay dit que l’ordinateur est un « amplificateur d’idées » mais il souligne aussitôt que l’usage pédagogique de l’ordinateur nécessite de s’interroger sur les idées qu’on veut transmettre avec. Nous passons beaucoup de temps à adapter l’ordinateur à nos pratiques pédagogiques, il faut aussi en passer à repenser les programmes en amont.
Le XO est-il une ferrari, et faut-il le mettre entre les mains des enfants ? Par certains aspects, le XO est bien un bijou d’innovation : je ne citerai que l’écran permettant de lire en plein soleil, et le réseau maillé (mesh network), lequel permet de connecter les XO entre eux sans passer par Internet. Par d’autres aspects, le XO n’est qu’un ordinateur modeste : comparé aux autres ordinateurs de sa catégorie, il possède peu de mémoire vive et morte, et il donne parfois une impression de lenteur. Ce compromis entre hautes et basses performances vient de ce que le XO n’a pas été conçu pour dépasser d’autres ordinateurs mais pour être adapté aux besoins d’élèves de pays en voie de développement ; l’accent a donc été mis sur la robustesse et les possibilités de collaboration plutôt que sur la vitesse d’exécution des programmes.
L’idée d’un « permis ordinateur » que les enfants devraient passer pour utiliser repose sur une erreur courante : croire que le but du projet OLPC est de former les enfants à l’outil informatique. Non, le but du projet OLPC est de se servir de cet outil pour multiplier les façons et les occasions d’apprendre. Il faut donc renverser la persective et, au lieu de se demander si les enfants sont « prêts » pour le XO, se poser la question de savoir si le XO est adapté aux besoins des élèves.
Pour réponse, il faut distinguer trois aspects : le matériel, le logiciel et les usages. Côté matériel, nul doute que le XO est un support bien adapté aux enfants. Côté logiciel, là aussi, nul doute que la plate-forme Sugar propose de nombreux logiciels tous potentiellement très utiles, la plupart encore sous-explorés. De ces deux points de vue, le XO est prometteur. Mais c’est au niveau des usages que tout se joue : or le XO n’est pas livré avec des usages prédéfinis ! C’est aux gouvernements et aux communautés enseignantes de chaque pays de les inventer, de les approfondir, voire de les partager.
L’avantage de Sugar par rapport à d’autres logiciels c’est qu’il est libre – chacun peut le modifier et diffuser librement ses modifications. Je crois que cet esprit de liberté au niveau du logiciel peut encourager les enseignants à monter des communautés dans lesquelles ils partageront librement les contenus qu’ils transmettent à l’aide du XO, les activités qu’ils mettent en place, etc.
DT: Apprendre de manière autonome autant qu’on veut, quand on veut ; « Apprendre à apprendre » plutôt qu’apprendre ? Comment s’appliquent en réalité ces valeurs prônées par le projet OLPC qui préconise de repenser l’éducation ? Et quelle est la stratégie d’adaptation de l’outil aux ressources éducatives et contenus locaux selon les environnements et les contextes culturels et linguistiques qui diffèrent lors de chaque déploiement du projet dans un pays différent ?
BG: Avant tout, il faut bien distinguer les valeurs pédagogiques des réalités technologiques, même si ces dernières s’efforcent de servir les premières au plus près. Ainsi, de même qu’il est possible d’installer différents systèmes d’exploitation sur un même ordinateur, il est possible d’utiliser un logiciel tantôt d’après des principes constructivistes, tantôt d’après une pédagogie plus traditionnelle. Un simple traitement de texte peut servir de support pour un cours collaboratif, et un wiki peut être utilisé de manière « frontale ».
Cela signifie ceci : une fois que les pays reçoivent les XO et que les enseignants apprennent à se servir des logiciels de Sugar, tout reste à faire. Il reste à définir le rôle que l’ordinateur aura dans la classe, à imaginer les interactions entre les professeurs, les élèves et leurs ordinateurs, à définir des programmes scolaires adaptés au nouvel outil. C’est le travail que les gouvernements doivent mener avec les enseignants.
Le fait que Sugar soit un logiciel libre facilite certains aspects de l’intégration du XO, notamment les aspects linguistiques: pour traduire les activités de Sugar dans une langue, nul besoin d’un code d’accès car le logiciel peut être librement modifié. Mais je crois que l’adaptation au contexte culturel porte plus essentiellement sur le contenu de ce qui est enseigné que sur tel ou tel aspect du logiciel.
DT: En mai 2008, vous faisiez partie de la délégation qui a accompagné le déploiement du projet OLPC en Haïti (13700 XO dans 60 écoles). Quel est
votre retour d’expérience, principalement sur les aspects d’accompagnement et d’appropriation de l’outil par les enfants haïtiens (temps d’appropriation, compréhension des fonctionnalités, découverte
des contenus) ?
BG: Durant l’été 2008, le projet OLPC Haïti a fait une expérience pilote avec l’école République du Chili, une école primaire privilégiée de Port-au-Prince. Cent élèves (toutes des filles) se sont partagé une cinquantaine de XO pendant un mois et demi et six enseignants les ont accompagnées. Sur le plan pédagogique, cette expérience nous a montré que les enseignants étaient assez réceptifs au constructivisme, mais qu’ils avaient besoin d’être mieux formés sur l’ordinateur lui-même pour mettre en oeuvre les principes de cette pédagogie. Du côté des élèves, l’ordinateur s’est révélé un outil d’expression formidable : beaucoup ont plus écrit en un mois sur le XO qu’ils ne l’auraient fait à la main en un trimestre, les enseignants ont tous été étonné. Mais l’accès au contenu fut plus difficile, non seulement parce qu’il existait encore peu de contenus pédagogiques en créole haïtien, mais aussi parce que l’utilisation de ces contenus nécessite un encadrement dont les
enseignants n’avaient pas l’habitude.











